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Parcours en arts martiaux
Stéphane Beauchamp

 

 

Stéphane Beauchamp exécute un Neji Kote Gaeshi sur Patrick Mondor.

 
2e dan (Nidan) en Aïkibudo
 
2e dan (Nidan) Katori Shinto Ryu
 

En février 1993, j’ai commencé la pratique de l’Aikibudo.  À ce moment-là, je recherchais une activité physique différente. J’étais un peu saturé des clubs de conditionnement physique où je m’inscrivais avec la résolution d’être rigoureux et constant et finissais toujours par abandonner mon programme d’entraînement. Après plusieurs tentatives sans succès, je me suis questionné sur les raisons inhérentes à cette perte de motivation et ce dont j’avais vraiment besoin en termes d’activité physique. Sans prétendre avoir trouvé toutes les réponses, ma réflexion m’amène à cibler une activité qui me permettrait d’être en contact direct avec les gens et où les objectifs de dépassement seraient communs tout en respectant la limite de chacun.

Dans le journal de quartier, je vois alors une publicité qui pique ma curiosité.  Il s’agit d’un art martial qui permet d’exécuter des projections et des clés d’articulation. Une photo révélatrice accompagne les explications. On y voit deux personnages en action, vêtus d’une jupe noire (Hakama), dans un combat corps à corps.  Dans le bas de la publicité, les personnes intéressées sont invitées à participer à un cours d’essai gratuit. L'appel est si fort que je décide d’essayer. Une fois sur place, j’observe le lieu d’entraînement (dojo) et les gens qui y pratiquent.  Je me demande ce que je fais là. Un malaise ou inconfort profond monte en moi.  Aujourd’hui je comprends qu’il s’agissait sans doute d’une confrontation entre la gêne, ma volonté à pratiquer et mon ignorance en matière d’arts martiaux. La volonté de franchir cette confrontation a, ce jour-là, pris le dessus.  Je suis donc entré dans le dojo et les membres du club m’ont accueilli avec politesse et respect. À la demande du professeur, je me suis placé en ligne pour le salut. Cet enlignement ritualisé, pour saluer les maîtres, les professeurs, les assistants et les partenaires de pratique, représente une des pierres angulaires de l’art. En effet, le but est de démontrer par ce salut notre ouverture face aux enseignements et de témoigner de notre respect de la pratique de l’art et de toutes ses règles et particularités. 

Après cette première expérience de groupe, je savais qu’à partir de ce moment tout ce que j’allais faire serait différent et ce, en tous points de vue de ce que j’avais fait jusqu’à maintenant comme sport ou entraînement. À la fin du cours, nous avons salué à nouveau et de ma position dans le rang j’ai jeté un coup d’oeil à l’autre extrémité en me disant qu’un jour, à force de beaucoup de travail, d’efforts et de constance, je pourrais arriver à ce niveau. Je me suis alors promis de tenter le tout pour le tout pour atteindre ce sommet.

Je n’ai jamais abandonné l'aïkibudo ni même pensé arrêter la pratique. J’ai compris l’importance de multiplier les partenaires de pratique, de suivre les enseignements pas à pas sans brûler d’étapes, de construire sur la répétition du geste, de ressentir mon corps dans son mouvement circulaire et de toujours peaufiner les techniques en canalisant efficacement l’énergie déployée dans la pratique.  Voilà maintenant 15 ans que je pratique l’aikibudo et le Katori Shinto Ryu. J’ai maintenant atteint mon objectif et me place avec fierté certes et en toute humilité aussi à l’autre extrémité de la ligne lors du salut. Je sais pertinemment que cette place est le fruit de mes efforts, de ma ténacité, de ma volonté d’apprendre et de progresser, mais je sais aussi qu’il me reste encore bien d'autres sommets à gravir dans cet art. Jamais dans ma vie une discipline ne m’aura autant accroché.  Dans la continuité de ma pratique j'ai gagné confiance en moi et conquis celle du directeur technique. En effet, à sa demande je suis devenu assistant au club Kibukan. Je peux maintenant redonner à d’autres ce que j’ai reçu et les aider à atteindre leurs objectifs. L’aikidudo dans toute sa splendeur fait partie intégrante de ma vie. Cette discipline offre la possibilité de s’accomplir et de se dépasser au-delà des ses aspirations.  Au fil des années, la pratique de cet art a transcendé mon quotidien et me permet aujourd’hui d’être une meilleure personne.

Je suis quelqu’un de rigoureux qui aime se surpasser. Ma pratique martiale me permet de maintenir un équilibre de vie. Malgré les grades obtenus, je m’émerveille encore des nouvelles découvertes sur les tatamis, sur moi-même et sur la vie en général.  Les échanges et la connexion établie avec mes partenaires d’entraînement, de même que mes défis à titre d’enseignant et d'aïkibudoka, me forcent à poursuivre l’excellence afin d’acquérir plus de connaissances et d’habiletés pour mieux les partager.


  Stéphane Beauchamp

 

Maître Goro Hatakeyama , Montréal 2007

Maître Alain Floquet, Montréal 2006

Maître Goro Hatakeyama , Ste-Thérèse 2005